Youssou Ndour – « J’ai décidé de reverser la totalité du montant de la prime à la mutuelle parce que … »

Youssou Ndour – « J’ai décidé de reverser la totalité du montant de la prime à la mutuelle des artistes »

iGFM – (Dakar) La Roi du Mbalax, L’enfant de la Médina, les surnoms-qualificatifs ont fleuri pour accompagner la longue carrière de Youssou Ndour. La star Sénégalaise dont la cote n’a jamais réellement baisse, ancien ministre du Tourisme, actuel ministre conseiller du Président sénégalais Macky Sall, ne se raconte pas. Distingue de la prestigieuse « Premium Impériale », l’équivalent japonais des Oscars, qu’il reçoit ce jeudi 18 octobre à Tokyo au Japon et dont l’enveloppe globale servira à accompagner à la prise en charge des artistes. You a bien voulu accorder cette exclusivité à « la Gazette ». Sur ses nombreuses distinctions, sur la musique sénégalaise et ses perspectives, sur Bercy, il se livre en toute sérénité et franchise. Toujours prêt à fredonner…

La Gazette : Cette distinction que vous recevez du royaume au Japon, est ce une distinction de plus ou a-t-elle une signification particulière ?

Youssou Ndour : Permettez-moi de rendre grâce à Dieu. Car c’est lui qui décide. Tout est écrit. Je prends ce prix comme les autres. C’est une récompense, le fruit du travail et de l’endurance. Je suis heureux d’aller chercher le Preamium Imperiale que Son Altesse le prince Hitachi, frère de Sa Majesté l’empereur Akihito du Japon me remettra le 18 octobre prochain à Tokyo. Un prix que je partagerai avec ma famille artistique puisque j’ai décidé de reverser totalité du montant de la prime à la mutuelle des artistes, à des fins de prise en charges des artistes et non du fonctionnement de la mutuelle. C’est une façon pour moi de soutenir le programme de la Couverture maladie universelle mise en place par le Président de la République. L’Etat ne peut pas tout faire et tout seul.

Youssou Ndour star planétaire, chef d’Enterprise réussi a-t-il encore des challenges à relever au plan musical ?

La musique est ma passion. Je ferai toujours. Même seul dans mon salon, je fredonnerai. On peut toujours discuter maintenant de mes apparitions sur scène, mais ca c’est autre chose. La musique est en moi, j’essaierai de donner toujours plus de joie. Je n’aime pas me couper de gens. Le patron de presse que je suis, souhaiterait donner plus d’opportunités aux jeunes. Mais ce n’est pas facile. Dieu sait que nous vivons beaucoup de problèmes. On peut réfléchir ensemble pour l’aider. N’oublions pas que la presse a contribue à l’édification et au renforcement de la démocratie sénégalaise. Je n’ai jamais interpelle le Président de la République, Son Excellence Macky Sall sur les problèmes que vit la presse, ais je suis prêt à le faire. Nous pouvons nous asseoir et parler e notre presse et de son avenir, afin qu’elle serve mieux les intérêts et tout les secteurs du pays.

Roi incontesté du mbalakh, ce style musical s’impose ce pendant difficilement sur la scène internationale comme l’a réussi le coupe décale ivoirien au le Makossa. Vers quelle formule fait-il aller pour donner plus d’âme à la musique sénégalaise ?

La musique sénégalaise est présente dans la World Music. Elle est respecte. La preuve en est le Prix Preamium Imperiale qui vient couronner non pas une carrière mais une série d’œuvres parties du Sénégal. Je ne suis pas le seul. Il y a Omar Pène, Ismaïla Lo, Baaba Maal, Thione Seck, Faada Freddy, Viviane, Coumba Gawlo, Titi etc. Ils sont connus dans le monde entier pour leur musique. Il y a en plus la musique urbaine qui répond à d’autres styles. La musique a beaucoup de segments. Nous manquons de structures, d’instruments de promotion et ce sont des éléments importants qui font qu’une musique s’impose sur le plan international.

La faiblesse de la musique sénégalaise, selon nombre d’observateurs, c’est la formation musicale de ses interprètes. Quelle place accordes-vous à la formation des musiciens ?

Mais nous avons l’Ecole des arts dont je suis un peu le produit. Cette école a toujours été un vivier et dans tous les domaines de l’art. Il suffit juste de la renforcer, en lui donnant les éléments de son ambition, à l’échelle nationale. Elle peut être présente dans toutes les régions du pays. A l’image de ce qui se fait à Cuba, qui est un exemple e matière de formation de musiciens et autres artistes. Mais il faut rendre aussi hommage aux musiciens qui n’ont pas fait cette école, car ils ont du mérite.

Un festival international de musique à Dakar qui soit labellise est le rêve de nombre d’acteurs. Il y a eu des tentatives mais n’est il pas temps que vous en tant que référentiel sénégalais, vous pilotez ce projet. Le festival Youssou Ndour à l’image de ce que vous tentez avec le festival Salam ?

On ne peut pas tout faire. J’ai lu récemment dans la presse un texte de Cheikh Lô. Il a un idée précise de ce qu’il veut faire en terme de estival et je trouve cela formidable. Il ne demande qu’a être accompagne, soutenu, aide. Je serai le premier à être derrière lui pour qu’il réussisse son projet de festival. Il a compris et sait comment les festivals se passent.

Demain vous serez à Bercy, peut-on parler de retrouvailles avec le public de Paris ou de la France et quelles nouveautés pour ce retour ?

Si je vous dévoile les nouveautés, il n’y aura plus de surprises. Nous allons rentrer dans la préparation de Bercy après notre retour du Japon et de la Chine ou nous présenterons la musique sénégalaise avec une cinquantaine de musiciens en marge de notre voyage à Tokyo, Inch Alla. Concernant Bercy, le Grand Bal sera celui des Sénégalais, comme je l’ai dit à Paris lors de la signature de partenariat avec la Royal Air Maroc. Un rendez-vous qu’il ne faudra pas rater. Quatre ans d’absence, c’est beaucoup. Cela se rattrape.

Abdoulatif Coulibaly est le nouveau ministre de la Culture, que lui conseillez-vous pour la réussite de sa mission?

Avec tout le respect que je vous dois et l’affection que j’ai pour vous, cher Pape Fall, je ne vous dirai rien. Les conseils que je donnerai, si j’en ai à donner à mon ami et nouveau ministre de la Culture, Abdou Latif Coulibaly, ne peuvent se faire qu’en prive. Entre lui et moi. Pas sur la place publique.

La Gazette

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