Yaya Jammeh perd sa mère et se barricade

Double électrochoc à Banjul, capitale de la Gambie.  Le Président Yaya Jammeh est doublement secoué par  les résultats de l’élection présidentielle qui lui sont fatals et par la perte de sa maman, Madame Asombi Bojang, une ancienne vendeuse-détaillante d’arachides. La mère du chef de l’Etat vivait à Kanilaï, village natal du putschiste Jammeh, situé à 120 kilomètres au sud-ouest de Banjul. Ce drame familial, en sinistre synchronisation avec  le naufrage électoral, complique l’analyse des observateurs, quand on que sait le soudard – longtemps maitre loufoque et redouté de la Gambie – est plus féru de superstitions que de raisons. Difficile, en de telles circonstances, de parier sur les réactions imprévisibles d’un homme militairement fort (il garde le monopole du feu dans ce petit pays) politiquement affaibli, psychologiquement culbuté et réellement malfaisant. Mais toujours silencieux. Au moment où ses lignes écrites, Yaya Jammeh est s’enfermé dans un luxueux bunker, en compagnie d’une clique d’officiers. God save Gambia !

Par Babacar Justin Ndiaye

DAKARACTU

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