111111111 Violence conjugale: Il bat et casse le bras de sa femme pour une histoire de petit-déjeuner. - Dakarbuzz

Violence conjugale: Il bat et casse le bras de sa femme pour une histoire de petit-déjeuner.

Ne pouvant pas digérer le fait que sa femme ait oublié d’apporter à manger à ses neveux qui sont partis au champs depuis l’aube, A. Diop bat son épouse lui occasionnant une fracture.

Marié à deux épouses, A. Diop, paysan domicilié au village de loulal Ouolof dans la commune de Kamb (départemant de Linguère), a été attrait mercredi dernier devant la barra du tribunal de grande instance de Louga. Ce père de famille répondait des chefs d’inculpation de coups et blessures volontaire (cbv) ayant entrainé une incapacité temporaire de travail (itt) de 45 jours sur sa conjointe S. Ndiaye. D’ailleurs, c’est cette dernière qui a activé la machine judiciaire en déposant une plainte contre son mari au niveau du poste de gendarmerie de Yang-Yang. Interrogée sur les termes de sa plainte, elle enfonce son bourreau :  » Le jeudi 12 novembre dernier aux environs de 10 heure, j’étais partie au champs afin d’aider mon mari dans les travaux champétres. Lorsqu’il m’à vue, il m’a interpellée en me réclamant le petit-déjeuner de ses neveux. Prise au dépourvu, je lui ai rétorqué que je l’ai oublié à la maison. Il est entré dans une colère noire et a commencé à m’engueuler devant les enfants. Ne pouvant plus digérer ses attaques, j’ai riposté et nous avons commencé à nous disputer. Sans crier gare, il a ramassé un baton et s’est rué sur moi. Avant que je comprenne ses vraies intentions d’un violent coup, il m’a cassé le bras. A l’hopital départementalde Linguère, un certificat médical attestant mes blessures m’a été délivré. Le document fait état d’un traumatisme fermé au poignet droit avec une fracture de l’extrémité digitale… »

« Elle voulait s’agripper à mes bijoux de famille ».

Déterminés à élucider cette affaire, les gendarmes ont procédé à l’arrestation du mis en cause. Interrogé sur les faits à lui reprochés, le père de famille a donné sa version des faits :  » Ce jour-là, nos neveux étaient partis au champs dès l’aube. Ma première femme qui devrait leur apporter le petit-déjeuner, ne l’a pas fait. Quand je lui ai demandé le pourquoi, elle m’ a tout simplement répondu qu’elle a oublié le petit-déjeuner à la maison. Je l’ai tancée vertement. Se sentant vexée elle a injurié en soutenant qu’elle ne donne pas à manger à des fils de p… Révolté contre son attitude, je l’ai grondée et une dispute a éclaté entre nous. Elle avait tendu ses bras pour s’agripper à mes parties intimes. J’ai reculé pour ensuite ramasser un baton avant de lui porter un seul coup. Je n’avais pas l’intention de lui casser le bras… » Déféré au parquet de Louga après la durée légale de sa garde à vue, A. Diop a avoué les faits au cours des débats d’audience :  » j’aime toujours ma femme, nous avons passé 20 ans ensemble. C’est une épouse modèle. J’ai fauté et je demande pardon… », s’est-il amendé.

« Je veux que mon mari revienne à la maison… »

La partie civile qui avait toujours le bras sous bandage, s’était pourtant désistée depuis l’enquéte préliminaire. Devant la barre, elle a encore déclaré avoir accordé son pardon à son mari :  » Il m’a fracturé le bras, mais il n’avait pas l’intention de faire faire mal. D’ailleurs, c’est lui qui a payé tous les frais médicaux. Tout ce que je veux, c’est qu’il rentre à la maison auprès de sa famille. Ses enfants et ses femmes ont besoin de sa présence… », supplie sa femme. Ala fin des débats, le procureur de la République a requis l’appication de la loi. Rendant son délibéré, le tribunal a déclaré A.Diop coupable des faits et l’a condamné à 20 jours ferme.

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