Snapchat : Quand le «mot intimité» perd son sens chez les jeunes Sénégalais

S’il y a un constat qui ne souffre d’aucune contestation, c’est qu’internet a considérablement réduit le champ de la vie privée. Le mot «intimité» semble avoir perdu son sens avec facebook, snapchat etc. Sans aucun doute, Snapchat est le phénomène social du moment.

Tout y est exposé sans aucune gêne aucun. Des millions de jeunes y racontent leur journée sous forme de mini-clips. Cette application de partage de photos et de vidéos avec ses amis, compte 100 millions d’utilisateurs actifs chaque mois, dont 70% de femmes. Chaque jour, ce sont 400 millions de «snaps» qui sont envoyés sur mobile.

Snapchat peut, à coup sûr, se targuer d’être la coqueluche des cours de récréation, des soirées étudiantes, mais aussi et surtout de l’intimité de stars. On se rappelle encore, non sans le regretter, de la vidéo postée sur Snapchat par la chanteuse Déesse Major, vidéo sur laquelle elle s’était affichée dans une tenue vestimentaire extravagante.

Cette attitude lui avait d’ailleurs valu une arrestation par la police de la Sûreté urbaine pour attentat à la pudeur et atteinte aux bonnes mœurs, suite à une plainte déposée le Comité pour la Défense des Valeurs Morales au Sénégal (CDVM).

Lui emboîtant le pas, le jeune Tyco, très connu de la gente féminine qui aime se tatouer leur corps, n’hésite pas, après avoir fini son travail, de publier les vidéos intimes de ses clients sur snap.

Les filles se dénudent et échangent des contenus malsains ou des phrases, des textes, des citations vulgaires, à longueur de journée sur Snapchat, sans pour autant se soucier des dangers de cette application. Elles sont rassurées par le caractère éphémère des contenus envoyés, mais, rien n’empêche le destinataire d’enregistrer la vidéo reçue ou d’effectuer une copie d’écran.

Par ailleurs, avec le module de chat mis en place, les messages échangés peuvent être sauvegardés. Ces propos peuvent donc être conservés et retenus contre son émetteur, s’ils sont préjudiciables. La sécurité du service est régulièrement mise en cause.

A preuve, en janvier 2014, plus de 4 millions de pseudos et numéros de téléphones d’utilisateurs ont été publiés sur le web, suite à un piratage de l’application, ce qu’ignorent pas mal de snapchatteurs sénégalais. De quoi redoubler de vigilance sur ce réseau social qui peut ruiner votre existence quand il est mal utilisé.

Abdoulaye FALL, Leral.net

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