Rapts et meurtres: Pourquoi les enfants sont ciblés…Qui sont derrière ces actes ignobles…

Les tueries d’enfants au Sénégal ne cessent de susciter l’ire des populations qui accusent les politiques. Constat fait, ce genre de phénomènes ne sont notés qu’à l’approche d’élections. Qui se cache derrière ces actes ignobles et pourquoi s’adonner à de tels pratiques? Et Oustaz Aliou Sanké d’apporter des éclaircis sur la question, dans un entretien avec senego. Non sans interpeller l’Etat.

Petit-fils de feu El Hadji Malick Sy et de Serigne Touba, le fils de l’Imam Sanké rappelle un des enseignements du Prophète  (Saw) qui dit que toute personne témoin d’immondice doit s’en plaindre, soit par l’acte.

« Ace niveau, souligne-t-il, c’est l’Etat que j’interpelle parce que garant de la sécurité, il détient le monopole de la violence pour l’éradiquer« ; ou bien dénoncer l’acte en tant que tel, c’est à dire « crier sur tous les toits, soit à travers les réseaux sociaux, les médias…« ; à défaut, toujours selon les enseignements du Prophète (Psl), « regretter ces actes au plus profond de soi même… »

« A notre niveau, nous allons joindre l’acte à la parole. Nous allons dénoncer ces immondices, mais aussi s’incliner devant la mémoire de ces enfants« , poursuit Oustaz Sanké.

Ce phénomène de kidnapping et de meurtres d’enfants ont longtemps existé au Sénégal. Mais il s’est plus accentué durant la période 2018-2019. Les ravisseurs, comme s’ils ne se souciaient pas du sort qui leur est réservé si, toutefois on parvenait à leur mettre la main dessus, accentuent leurs forfaits. Souvent en plein jour au su et au vu de tout le monde, avant de s’enfuir à bord de leurs voiture, souvent des 4*4 à vitres teintées. D’autre par contre, s’introduisent, en plein jour ou en pleine nuit, dans des maisons pour s’en prendre à ces jeunes innocents. Ces enfants sont, le plus souvent retrouvés, le corps sans vie, parfois même avec certains de leurs membranes amputés. Objet de leur « sacrifice« .

Les parents ne savent plus à quels Saints se vouer. Ils sont sur le qui vive. Personne n’a plus confiance, pas même le voisin.

Qui sont ces charlatans qui exigent ce genre d’ignominies et qui sont les commanditaires?

Le commissaire de police à la retraite, Cheikhouna Keita, lors d’une conférence de presse, ce mardi 20 mars, est resté catégorique sur les cas de meurtres et d’enlèvements d’enfants. La thèse du sacrifice de la part de politiciens douteux est revenu sur la table. Indiquant ainsi qu’il fallait sanctionner les auteurs de telles pratiques à la mesure de l’acte.

Selon Oustaz Aliou Sanké, il existe des charlatans qui exercent dans le « Zulmaniya », une catégorie de magie noire. « Ils n’exercent que dans la magie noire. Ils peuvent te garantir le pouvoir et ce, dans l’effet immédiat. En contre partie, tu vends ton âme au diable. Ils te demandent aussi de faire des sacrifices des plus ignobles tout en te signifiant que si tu meurs, tu ira en enfer. Certains acceptent à cause de leur soif de pouvoir. Ils sont prêts à tout, même si c’est pour un mois de pouvoir, pour ensuite mourir et aller en enfer…« , confie le religieux.

Pourquoi les enfants?

Il existe plusieurs types de sacrifices qui consistent à égorger un mouton, un bœuf, une brebis… Comme on le fait souvent lors de la Tabaski, lors de séances de « khoy », chez les « saltigués »… Et c’est tout à fait le contraire chez ces derniers qui demandent des sacrifices humains, et de préférence des enfants dont les âges tournent autour d’un à 10 ans, voire moins d’un an.

« Nous allons vers une année dangereuse, celle de 2019. Et actuellement il existe des politiciens qui sont prêts à tout pour le pouvoir. Et si  à leur niveau sont prêts à sacrifier les populations qui les ont permis d’accéder au pouvoir en sacrifiant leurs enfants, nous aussi, à notre niveau, devons nous tenir prêts à en découdre avec eux, protéger, par  tous les moyens, nos enfants. Formuler des prières pour chasser ces démons…« , estime notre interlocuteur qui pointe du doigt « ces politiciens avides de pouvoir« , que ce soit du camp du régime en place que du côté de l’opposition.

Et Oustaz Sanké de confier que, lors de ces sacrifices, ils n’ont besoin que du sang de ces enfants… « C’est Dieu qui donne le pouvoir à qui Il veut, et destitue qui Il veut« , précise-t-il. Suffisant pour s’ériger en bouclier pour freiner ce phénomène qui n’a pas encore fini de livrer tous ses secrets ce, à 11 mois de la Présidentielle, une éternité si l’on présage que d’autres sacrifices vont suivre…

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