111111111 Stress, déception : ce qui fait disjoncter les en Cracks en Prépa "J'ai eu un 7 en maths, je voulais me suicider"

Stress, déception : ce qui fait disjoncter les en Cracks en Prépa « J’ai eu un 7 en maths, je voulais me suicider »

Mama arrive en prépa, s’enorgueillissant de ses notes de lycée proches de 20. Elle prend contact avec la réalité des prépas lorsque son premier devoir de math lui revient avec une moyenne de 13. Malgré toute sa bonne volonté, l’étudiante ne parviendra pas à aller delà de 15. Une contre-performance qui la plonge dans des moments de déprime intense durant lesquels se pose sans cesse la question de l’abandon. << Plusieurs fois, il m’est arrivé de vouloir lâcher l’affaire >>, dit-elle. Grâce à sa famille, établie en France, et à son autodétermination, l’étudiante parviendra à se forger un mental de fer, en décidant de ne plus se focaliser sur ses notes. Selon les conseils d’un directeur de la vie étudiante dans une prépa, les mauvaises notes sont inévitables en première année. Pour les étudiants, ce conseil équivaut à faire le deuil de leur image de génie. Ce qui n’est pas facile pour des gens habitués à l’excellence. Mama : << j’ai compris avec douleur que le truc, c’était d’oublier les notes. De savoir que l’excellence, ce n’est plus les notes, mais ce que tu apprends.>> Plusieurs de ses camarades ont abandonné en cours de route et pour l’étudiante sénégalaise, c’est une fierté de plus d’avoir tenu. Cette année, elle finit la prépa pour intégrer une école d’ingenieurie en astrophysique. Le pire est passé pour elle.
La pression a failli être fatale à Marième. Lauréate du concours général en science physique en 2014, la jeune femme obtient une bourse d’excellence pour aller étudier en France. Grâce aux conseils de ses professeurs et d’un oncle ingénieur, elle opte pour une prépa en physique chimie et sciences de l’ingénierie dans un des meilleurs lycées dans le Nord de l’Hexagone. Contrairement à Mama, la première année se passe bien pour Marième, la plupart de son programme reprend les grandes lignes de celui du lycée. L’écueil survient la seconde année, plus difficile et plus dense. Son classement chute dès le premier semestre et elle se retrouve trés vite avec une note désastreuse de 7 en devoir de math. Le drame pour celle qui n’avait plus quitté le tableau d’honneur depuis le primaire. Elle se rappelle : << J’étais en dépression, je ne voulais plus parler à personne. Limite, je voulais mourir, c’est vraiment ce qui m’est arrivé. Je voulais juste me suicider, c’était atroce. Heureusement, je me suis accrochée à la prière, sans quoi pu parler de cette épreuve à sa famille. A l’époque, ces derniers sont plus obnubilés par leurs sollicitations fiancières que par la vie de leur enfant, loin de son milieu naturel et dans un cadre trés compétitif. << C’est comme si on m’avait mis au monde juste pour aider et donner des sous >>, ajoute-t-elle. A 24 ans, Marième est devenue ingénieure aprés 2 ans en prépa et une année en école. Ces années de dures compétitions lui ont coûté beaucoup de son assurance et pour elle, il faut voir de ce côté pour Diary, dans le cas où cette affaire connaîtrait un épilogue heureux. << Elle a pu se retrouver désarmeée durant cette deuxième année, se retrouver confrontée à son titre de meilleure élève du Sénégal devant des gens meilleurs qu’elle. Et ça n’aide qu’on continue à lui coller cette étiquette. Toute cette pression peut contribuer à lui faire perdre confiance.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *