GOUVERNEMENT DE «MARCHANDAGES POLITICIENS»: Wade crache le feu sur Macky et ses néo-alliés

Loin d’être surpris par l’entrisme de certains opposants à l’occasion de la formation du nouveau gouvernement, le Pds soutient que cette équipe, «fruit de négociations secrètes, guidées par des intérêts personnels», n’est et ne saurait être à la hauteur des immenses défis auxquels notre pays est confronté. Pointant du doigt la «mauvaise gouvernance» du régime Sall, que ne pourra rectifier une «équipe de circonstance se résumant à des «marchandages politiciens», Me Wade et Cie invitent les forces vives de la nation à se joindre à eux, à travers «un large front pour faire face aux dérives incessantes et intolérables du régime» Sall et de sa nouvelle «coalition politicienne».

Le Pds a pris acte du nouveau gouvernement de Macky Sall, après un vide de 5 jours, «alors que le Sénégal traverse une crise sanitaire, économique et sociale sans précédent». Sur la forme de cet attelage gouvernemental, Me Wade et Cie, «sans surprise», constatent avec regret qu’il est formé par une «coalition politicienne, fruit de négociations secrètes, guidées par des intérêts personnels et aux antipodes des préoccupations de nos compatriotes qui aspirent à des améliorations notables, notamment en matière de sécurité alimentaire, d’accès à l’école, à l’eau et aux soins en ces temps de pandémie du coronavirus».

«Une équipe de circonstance qui se résume à des marchandages politiciens»

N’accordant aucun crédit à ce gouvernement «constitué spécialement en vue d’imposer aux Sénégalais un éventuel troisième mandat», les libéraux insistent sur le fait que «cette équipe de circonstance se résume en réalité à des marchandages politiciens». Dès lors, pour eux, il «n’est pas à la hauteur des immenses défis auxquels notre pays est confronté». Cela est d’autant plus vrai, poursuivent-ils, que «ce nouveau gouvernement n’est porteur d’aucune rupture avec la pratique du pouvoir du Président Macky Sall depuis 2012, qui n’est qu’une succession de scandales économiques et financiers, de reniements, de mensonges, de calculs politiques, de cynisme et de manipulation de l’opinion publique». Brulant la nouvelle équipe de Macky Sall et sa gestion du pays, Me Wade et les siens soutiennent qu’elle n’a inspiré que rejet et dégout aux Sénégalais. «Cette gouvernance clanique et sans éthique ne fait que renforcer le sentiment de rejet de la classe politique, comme en atteste la forte déception manifestée par des millions de Sénégalais après l’annonce de la composition du nouvel attelage gouvernemental», martèle le Pds.

«Le dialogue politique national était une vaste tromperie destinée à détourner l’attention des Sénégalais»

Qui ne se prive pas de lancer une pique à Idrissa Seck, même sans le nommer. «En avouant publiquement, qu’il discutait depuis plusieurs mois, dans l’opacité la plus totale, avec Macky Sall, un membre de la nouvelle alliance présidentielle a fait la preuve que le dialogue politique national était une vaste tromperie destinée à détourner l’attention des Sénégalais».

«Un large front commun pour faire face aux dérives incessantes et intolérables du régime»

Et les libéraux ne comptent pas s’arrêter à de simples dénonciations. En effet, pour «une prise en charge efficace» de ces aspirations et préoccupations légitimes des Sénégalais, «le Pds tend la main à tous nos compatriotes préoccupés par la situation désastreuse de notre pays». Cela pour former un seul bloc contre le pouvoir pour «rendre la fierté et l’espoir» aux populations. Soucieux de la «restauration de notre démocratie», et du «respect, de la défense et de la promotion des libertés», malmenés, notent-ils, par le régime Sall, Wade et Cie invitent toutes les forces vives du pays à les rejoindre dans «un large front commun pour faire face aux dérives incessantes et intolérables du régime».

«Un ministre de l’Intérieur qui a abandonné depuis longtemps tout sens du devoir d’impartialité»

Par ailleurs le Pds relève pour s’en offusquer «la nomination au ministère de l’Intérieur d’un magistrat aux ordres». Selon eux, Antoine Felix Diome «a abandonné depuis longtemps tout sens du devoir d’impartialité». C’est pourquoi le Pds martèle qu’il «continuera de mener le combat pour une structure neutre et indépendante chargée d’organiser les élections».
Mbaye THIANDOUM

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