Gambie, la case du roi brûle derrière Jammeh…

La Gambie est-elle sur le pied d’entrer dans l’histoire des révolutions. Hier l’opposition s’est faite entendre à travers une marche pour demander des réformes électorales alors que Yaya Jammeh était en voyage à Turquie.

Un crime de lèse majesté ? En tout cas, l’opposition gambienne a pris son courage à deux mains pour descendre dans les rues de Serekunda afin de demander la réforme des règles du jeu électoral. Cette manifestation a eu lieu alors que l’homme fort de la Gambie était en dehors de son pays. Mais aussitôt informés, les forces de l’ordre ont réagi énergiquement, exerçant une folle répression sur les manifestants. Plusieurs personnes ont été arrêtées, et une quarantaine blessée. Un couvre feu a été aussitôt instauré. Notons aussi que même si les manifestants réclament des réformes électorales, tout porte à croire que la situation économique difficile de la Gambie liée à la fermeture des frontières entre le Sénégal en est aussi pour quelque chose. En effet, depuis quelque temps des transporteurs sénégalais ont fermé la route qui relie le Sénégal à la Gambie pour protester contre la hausse du prix du passage au bac augmenté unilatéralement par Yaya Jammeh. Ce blocus a empêché la Gambie de pouvoir se ravitailler correctement de certains biens et services. Ce qui a fini par asphyxier l’économie du pays. A cela s’ajoute s’en doute le mode de gestion du pouvoir par Yaya Jammeh. En effet, depuis son accession à la tête de l’Etat le 22 juillet 1994 après un coup d’État, Yaya Jammeh dirige en main de fer la Gambie. Ses opposants sont exilés s’ils ne sont tués. Sa volonté et ses humeurs dictent le quotidien des citoyens ; même les journalistes ne sont épargnés. Pendant ce temps, la communauté internationale, comme un spectateur impuissant se contente de fustiger les différentes atteintes des droits de l’homme qui ont court en Gambie. Laissée à elle-même, l’opposition Gambienne semble désormais convaincu qu’elle doit porter son propre combat pour parvenir à renverser la tendance. Et ce soulèvement peut être le premier acte d’une série de mesures. Mais le sabre de Jammeh va sans doute frapper à nouveau.

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