Escroquerie et abus de confiance: la commerçante Fatou Sira Fall et son frère avaient escroqué 8 millions à Aliou Ndiaye

​La commerçante Fatou Sira Fall et son frère étaient attraits à la barre du tribunal de grande instance de Dakar pour le délit d’abus de confiance portant sur un somme de 8.000 000 frs.

 Les faits pour lesquels les mis en cause faisaient face aux juges remontent au 21 août dernier. Le sieur Aliou Ndiaye était à la recherche d’un véhicule. C’est ainsi qu’on l’a mis en rapport avec Ibrahima Faty. Celui – ci l’a conduit dans un garage où se trouvaient des voitures. sous le charme d’une d’entre elles qui appartenait à un certain Fatou Sira Fall, le sieur Aliou Ndiaye a ainsi remis un chèque de 8. 000 000 frs au vendeur.

Malheureusement, après la vente, il s’est trouvé que la voiture présentait quelques anomalies. Et encore, elle avait subi un accident et d’autres vices irréversibles. Après plusieurs réparations, la voiture est restée toujours dans le même état. C’est à dire défectueuse. Une plainte a été ainsi déposée contre Ibrahima Ndiaye et sa sœur Fatou sire Fall pour escroquerie. devant la barre, Aliou Ndiaye soutient « J’étais sous le charme de la voiture. Ils ne m’ont rien dit sur les anomalies qu’elle présentait ni sur l’accident, la climatisation, le plaque. Rien n’était en bon état ».

Poursuivant la partie civile explique : « J’ai remis la somme de 8.000.000 frs à son frère. Mais en réalité, c’était elle qui s’occupait de tout et c’était le lendemain que j’ai remarqué que la voiture était dans un état défectueux. Je l’ai appelée plusieurs fois, mais sans suite. C’est pour cette raison que j’ai porté plainte». Quant à Ibrahima Ndiaye, il soutient avoir remis tous les papiers concernant la voiture pour éviter des problèmes.

Chose faite, la victime lui a remis un chèque de 8.000.000 frs pour régler l’assurance et les autres par pièces. étant la sœur d’Ibrahima Ndiaye et le principal cerveau de l’affaire, Fatou sira Fall avoue sans ambages son implication dans la vente. « J’étais chez moi au moment de la vente. Je coordonnais par téléphone avec mon frère qui m’a présenté brièvement l’acheteur », confie Fatou Sira Fall. Poursuivant, elle informe : « j’ai reçu l’acte de vente le jeudi, le lendemain, mon frère est venu me dire que le gars disait que les pneus et le compresseur sont défectueux. Je l’ai mis en rapport avec mon mécanicien et c’est ce dernier qui a tout changé ».

A la demande du parquet à savoir si la partie civile avait reçu une carte à grise, celle-ci de répondre par la négative en informant qu’elle ne pouvait pas imaginer que la voiture pouvait présenter des anomalies et assure que c’est elle même qui a payé les 42.000 frs pour la réparation. Pour réparer le dommage subi par son client, l’avocat de la partie civile demande 10. 000 000 frs en guise de dommages et intérêts. Pour les intérêts de son client, Me Ka relève la mauvaise foi du mis en cause qui savait pertinemment que la voitures n’était pas clean.

Pire, elle a subi un accident. Pour l’avocat de la défense, la mauvaise foi ne souffre d’aucun doute. « On nous dit que la procédure de la vente était déjà en cours. si une voiture est achetée le 21 août et rendue le 22, tout peut être annulé et mon client l’avait mis en garde pour éviter que l’affaire n’atterrisse devant votre barre », explique Me Ka, demandant aux juges de les retenir dans les liens de la détention en les condamnant à telle peine qui leur plaira. A allouer la somme de 10.000 000 frs à son client et de fixer la contrainte par corps au maximum. Pour sa réquisition, le procureur requiert l’application de la loi. Quant à la défense, elle demande une application bienveillante de la loi. L’affaire est mise en délibéré le 27 octobre prochain. 

Le Témoin

source pressafrik

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