Emouvante histoire: voulant corriger sa fille , Mama Cissé tue Diénaba Dramé

La chambre Criminelle de Kolda a condamné, ce vendredi 31 mars 2017, la dame Mama Cissé à cinq ans de travaux forcés. Elle a été reconnue coupable des faits de violences exercées sur sa fille âgée de moins de 15 ans ayant occasionné sa mort.

 

Ses larmes, ses regrets et son remords n’y ont rien fait. Mama Cissé a été condamnée à 5 ans de prison pour violences exercées sur sa fille sans vouloir donner la mort. Soucieuse de la bonne éducation de ses enfants, elle a été en butte aux escapades de sa fille Diénaba Dramé. Malgré ses nombreuses injonctions, la petite a continué à en faire à sa tête. Ne pouvant plus supporter les sorties non autorisées de sa fille, elle l’a tabassée à l’aide d’une corde. Finalement, la victime a rendu l’âme. C’était le mardi 05 avril 2016. Plus tard, le certificat de genre de mort a indiqué que la victime est décédée, suite à un traumatisme crânien et cervical.

Hier, devant la barre de la chambre Criminelle de Kolda, la dame a soutenu qu’elle n’avait pas l’intention de tuer sa fille, mais qu’elle voulait tout simplement la corriger. « J’ai pris une corde pour lui administrer une correction. En reculant, elle a trébuché sur les escaliers. Sa nuque a cogné le perron. Ma fille a crié : maman je suis morte. Je l’ai soulevée et j’ai vu que sa nuque était enflée. Je l’ai amenée dans ma chambre. Je lui ai demandé ce qu’elle voulait manger, elle m’a répondu : du pain. Je suis partie à la boutique. A mon retour, j’ai trouvé que ma fille avait déjà rendu l’âme. » A ce stade de son récit, elle a fondu en larmes, tout en demandant la clémence des juges, du fait qu’elle n’avait pas l’intention de tuer sa fille.

Le procureur avait requis un an de prison

« Mama Cissé n’a pas tué sa fille. Car, les coups de la corde ne peuvent en aucun cas être à l’origine de la mort de sa fille. Et aucun élément dans le dossier ne prouve que les coups et blessures ont occasionné la mort de Diénaba Dramé », a dit le procureur. Poursuivant son réquisitoire, le ministère public a demandé à la chambre criminelle d’infliger une peine d’un an à l’accusée et de requalifier les faits en homicide involontaire. Son réquisitoire a été soutenu par la défense qui a demandé à la chambre d’appliquer la peine de l’avocat général. ‘’Car, Maman Cissé est une prisonnière à vie et elle est punie à jamais. Parce qu’elle a des remords, suite à la mort subite de sa fille.’’

Finalement, la chambre criminelle l’a condamnée à 5 ans de travaux forcés et a requalifié les faits en violences exercées sur sa fille sans vouloir donner la mort.

EMMANUEL BOUBA YANGA

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