20e ANNIVERSAIRE DU RAPPEL A DIEU DE MAME ABDOU ET INSTALLATION DE L’ASSEMBLEE NATIONALE : Quand «Dabakh» demandait aux députés de …

20e ANNIVERSAIRE DU RAPPEL A DIEU DE MAME ABDOU ET INSTALLATION DE L’ASSEMBLEE NATIONALE : Quand «Dabakh» demandait aux députés de mettre en avant la vérité et la crainte de Dieu dans le vote des lois

Parfois le destin fait bien les choses ! En ce jour d’installation de l’Assemblée nationale, le Sénégal et la Umma islamique commémorent le rappel à Dieu de Serigne Abdou Aziz Sy «Dabakh». Le défunt Khalife des Tidianes avait prononcé un discours devenu une référence, dans lequel il demandait, entre autres, aux députés de ne pas voter des lois pour juste pour faire plaisir au chef de l’Etat ou au président de l’Assemblée, mais en fonction des intérêts des populations, en mettant en avant la vérité, la justice et la crainte de Dieu devant qui ils vont rendre des comptes.

C’est aujourd’hui qu’est célébrée la 20ème année du rappel à Dieu de Serigne Abdoul Aziz Sy «Dabakh», défunt Khalife général des Tidianes. Un homme de Dieu qui, en dehors de ses qualités d’érudit, de guide religieux, ne manquait jamais une occasion de s’impliquer dans le débat politique national, quand il le fallait, pour rappeler à l’ordre les uns et les autres. Et sa sortie la plus mémorable est sans doute celle, très politique, où il avait demandé au gouvernement et aux députés de mettre en avant la vérité et la droiture dans leurs actions et décisions. Et, ironie du sort, la célébration de son rappel à Dieu, ce jour, coïncide avec l’installation de la 13ème législature.

Une législature très attendue dans les ruptures par rapport ce qu’on a connu jusque-là, avec des députés qui mettent en avant leur appartenance et la défense de leur chapelle, dans le vote des lois, écrasant les intérêts des populations qui les ont mandatés. En ce sens, le discours historique de Mame Abdou, qui va les accompagner aujourd’hui dans leur installation, sonne comme une salvatrice piqure de rappel. «Que personne n’aille devant le président Abdoul Aziz Ndao (de l’Assemblée nationale d’alors) pour défendre ce qui n’est pas vrai. Si on vous présente un texte à voter, il faut bien l’étudier avant de le voter. Il faut voir quelle conséquence ça aura entre Abdou Diouf (président de la République de l’époque) et le peuple. Et quelle en sera la conséquence pour vous, quand vous serez devant Dieu», avait déclaré avec force Dabakh aux parlementaires.

Une manière de dire aux députés de ne pas voter des lois juste pour les beaux yeux du président de la République ou de celui de l’Assemblée nationale, mais en fonction des intérêts des populations et en toute vérité et honnêteté.

Décédé le 14 septembre 1997, El Hadji Abdou Aziz Sy «Dabakh» est encore très adulé des Sénégalais, qui se rappellent de lui comme un homme véridique, qui ne mettait pas de gants pour dire ses vérités aux hommes politiques, aux autorités et même aux chefs religieux comme lui, en cas de comportements inappropriés, d’injustice… Il était un véritable régulateur social en période de tension ou de conflit. Très respecté et écouté, il a toujours pris la parole, pour éviter que le pays ne bascule dans le chaos.

Mbaye THIANDOUM

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