L’arène en crise : Le business de la lutte sur le déclin !

Sport de chez Nous, la lutte avec frappe vit certainement sa plus grande crise, depuis son explosion médiatique avec l’arrivée de Mouhamed Ndao « Tyson » au milieu des années 90. Depuis l’ouverture officielle de la saison de lutte, en août, aucune grande affiche n’est encore ficelée. Pis, les grands promoteurs prennent du recul et les sponsors commencent à déserter.

Les dernières prémices de ce qui pourrait être considéré comme une crise majeure de l’arène sont apparus avec l’annulation du « T4 ». Le tournoi qui devait regrouper les ténors de l’arène, initié par Aziz Ndiaye et Gaston Mbengue ne se tiendra plus à cause du refus des ténors d’accepter 50 illions pour sauver leur sport. L’annulation de ce tournoi et surtout le retrait de ces deux « mammouths » spécialistes dans le montage des grands combats, risquent de porter un gros coup à la lutte avec frappe.

Car l’heure est grave, pour ces milliers de jeunes, biens bâtis et qui ont fait de cette discipline, leur principale source de revenu. Si l’arène n’est plus en ébullition, c’est que la crise financière sévit. Une crise grandement entrainée par les promoteurs eux-mêmes dans leur volonté farouche de se faire la guerre. En versant dans le jeu de la surenchère, ils ont surcoté certains lutteurs dont la valeur marchande n’a jamais atteint la barre des 50 millions.

A cela s’ajoute une médiatisation effrénée de la lutte à la télé. Trop de lutte tue la lutte. La floraison des émissions de lutte et cette overdose a détourné le téléspectateur lambda d’une discipline qui naguère accrochait les catégories de personnes de 7 à 77 ans.

L’autre facteur de cette crise est l’attitude pour le moins désinvolte de certains lutteurs qui crachent sur 50 millions FCFA, comme si c’était de l’argent ramassé dans la rue. Un haut fonctionnaire dans l’administration sénégalais, aura du mal à épargner ce montant durant toute sa carrière. Alors si un jeune de 30 en arrive à refuser cette somme pour un combat, qui risque de durer quelques secondes, c’est que l’inconscience guette ces jeunes.

Osons percer l’abcès, la lutte va mal. Cette discipline a fait un tabac ces dernières et tout le monde y trouvait son compte. Promoteurs, sponsors, télévisions, lutteurs..Mais les temps ont changé. Les opérateurs qui étaient les principaux bailleurs, ne sont plus enclins à arroser des millions des promoteurs, car pour ces sociétés, l’objectif de communication a été déjà atteint. L’image de violence que véhicule la lutte est venue ternir davantage une discipline, ou les morts d’hommes après les grands combats ne sont plus des sujets tabous.

Alors que la nouvelle année débute, les amateurs devront se contenter de Sa Thiès / Siteu et Garga Mbossé / Boy Niang. Eh oui, vous ne rêvez pas, ce sont les grandes affiches de cette saison. N’en déplaise à Bombardier, Balla Gaye, Modou Lô, Eumeu, Gris ou Yékini, ténors en souffrance. Car effectivement, si certains parlent de crise des VIP, d’autres soutiennent que les combats des espoirs se montent.

Mais une saison sans combat des ténors, c’est le scénario ubuesque auquel on se dirige en 2016. Ce qui serait une première dans la lutte. Oui, le business de la lutte est sur le déclin. Reste à savoir les véritables perdants.

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